La CFDT prend note de la volonté de la Direction de diminuer les coûts. Pour autant, la CFDT dénonce cette décision quand elle concerne les avantages sociaux et notamment la mutuelle. 

 

Après étude des documents fournis, nous constatons que la politique et le changement de régime vers un régime de santé responsable a porté ses fruits. Cet excédent démontre que l'ensemble des salariés a participé à cette réussite.  

 

Il est de ce fait difficile d’entendre la volonté de la Direction d'interdire aux nouveaux retraités et aux personnes de plus de 55 ans quittant l'Entreprise de ne pas bénéficier de la couverture mutuelle.

 

Faut-il rappeler que ces personnes ont subi pour la plupart pas moins de 8 PSE avec tout le stress que cela représente sachant que toutes les études reconnues par la Sécurité Sociale indiquent que le stress est déclencheur de maladies. 

 

La CFDT considère qu’il n’est pas normal de laisser croire à tous ces salariés qui ont choisi de travailler dans un grand groupe international durant tout leur parcours qu'ils pourront bénéficier à leur retraite de la couverture de la mutuelle et leur retirer cet avantage au mieux 5 ans avant la retraite.  

Nous apprécions la volonté d’anticipation du renouvellement du contrat pour renégocier au mieux le régime santé de la mutuelle. Cette étude démontre qu'il est possible de réduire les coûts sans modification des remboursements et réaliser environ 200 000 euros d’économie sur les cotisations. 

 

Nous pensons qu'il serait logique, dans un souci de mutualisation comme cela a toujours été le cas (cotisation unique pour les célibataires et les familles), de baisser les cotisations sans changer les remboursements du régime de base et choisir de maintenir les retraités.  

 

Toutefois, la CFDT est persuadé que cette diminution des coûts bien que non négligeable ne modifiera pas le résultat des comptes sociaux, de même la baisse de cotisation lissée sur l’ensemble des salariés ne sera pas significative. 

La CFDT souhaiterait donc maintenir, voire améliorer le taux de couverture pour tous les salariés et non diminuer les  cotisations. 

Mais cela ne suffit pas, il nous semble capital de conserver les droits actuellement en place à l’identique  pour tous au lieu d'améliorer de quelques euros, sur certains postes, le remboursement d'une catégorie de personnel au détriment d'une autre.

 

Un Maître mot SOLIDARITÉ

 

Gardons à l'esprit qu'un retraité perd en moyenne 30 % de son salaire et termine sa vie souvent seul....


La CFDT dénonce à travers la décision de la Direction et à travers d’autres positionnements, comme la suppression de la prime de naissance décidée lors des NAO 2017 (document signé uniquement par la CFTC) notamment, le durcissement progressif de la politique sociale de l’Entreprise. La remise en cause du régime spécifique de garantie frais de santé aux futurs licenciés de plus de 55 ans et futur retraités, en est un nouvel exemple tout comme la dénonciation du contrat avec l’assistante sociale à fin octobre.


La CFDT dénonce cette orientation qui ne prend en compte qu'une politique de réduction des coûts en s’affranchissant de plus en plus ouvertement et sans complexe des notions de solidarité de protection et de bienveillance.


La CFDT s'interroge sur la place réelle du dialogue sociale dans l’Entreprise et prend acte de cette nouvelle décision qui sera mise en application dès le 01 janvier 2018.