Cela fait plus de quatre ans que les rémunérations conventionnelles, n’augmentent pas dans la branche des agences de voyages.

Les organisations patronales et syndicales ont pourtant l’obligation légale de faire des négociations annuellement pour les revaloriser. Les employeurs ont donc fait durant ces quatre ans des semblants de « propositions ». D’abord de 0%, puis, au fil des années, les niveaux passant au-dessous du SMIC et d’une rémunération décente, ils ont daigné proposer d’inscrire le premier niveau au SMIC. Les représentants des salariés ne peuvent concourir à cette posture et ont fait des propositions supérieures.

Les organisations de salariés, face à cette situation critique, exigent pour 2017 une revalorisation de tous les salaires de 2 %. Plus qu’une somme monétaire, c’est un engagement pour protéger un secteur mis en difficulté par ceux qui sont censés le développer.

Pour les organisations de salariés, qui reconnaissent des variations dans l’activité du voyage, les indicateurs économiques disponibles montrent une stabilisation voire une amélioration en ce qui concerne le tourisme.

 

FRAM, CWT, Transat, Havas…L’intensité concurrentielle et le rythme soutenu de rachats d’agences de voyages confirment que nous sommes dans un secteur attractif pour les actionnaires et les acheteurs.

D’ailleurs, plusieurs chiffres d’affaires de groupes que nous connaissons sont positifs et l’activité réalisée en France fait des profits significatifs, mais qui sont pollués par les redevances et autres frais de siège qui obstruent le résultat final.

Structurellement, les agences de voyages emploient des personnes d’un niveau de qualification exigeant (BTS tourisme, maîtrise de plusieurs langues demandées etc.). Or, la baisse des salaires a engendré une perte de compétences qui met à mal le maintien et le développement des agences de voyages et de leurs salariés conséquences s’il n’y en a pas ?

Face aux propositions minimales du collège patronal durant cette période, les OS déplorent une attitude irresponsable, qui contraint les salariés à fuir et désosse le secteur. En effet, le nombre de PSE et de mauvaises gestions évoquées plus haut permettent les délocalisations des plateformes et autres services à l’étranger, où les salaires et les fiscalités bénéficient aux employeurs.

Le choix de votre section CFDT de ne pas signer les NAO 2017 au sein de notre entreprise, se rapproche de la position des syndicats représentatifs et notamment de notre syndicat de rattachement .Cette vision commune montre une fois de plus que tant au niveau de l’entreprise qu’au niveau national la CFDT est en phase avec les attentes et les revendications des salariés. La cohérence se démontre par des actes.

La CFDT n’a pas cédé et ne cédera pas à la pression qui consiste à remettre en cause les avantages acquis en cas de non signature. Notre revendication principale, l’augmentation générale des salaires pour tous, est notre fer de lance et continuera de l’être. Le refus de la direction d’accéder à notre demande depuis plusieurs années comme le refus des Entreprises du Voyage démontre une politique salariale dogmatique et étriquée.

Cependant vos négociateurs de branche poursuivent cet objectif et continuent  les négociations qui sont toujours en cours. Nous exigeons une "revalorisation de tous les salaires de 2 %" en 2017.

La négociation continue.